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Le syndrome du bon élève : pourquoi vouloir toujours bien faire peut épuiser

 

La rentrée vient de passer.
Des enfants qui sautillent avec leur nouveau cartable, d’autres qui traînent des pieds, des parents soulagés… ou en larmes. Bref, un rituel qui se répète chaque année.

Et derrière cette scène familière, une question se cache : qu’est-ce qu’il reste de nos années d’école quand on devient adulte ?

Pour beaucoup, il reste des souvenirs heureux.
Mais pour certains, il reste surtout un conditionnement : celui du “bon élève”.

 

Être un bon élève : un rôle rassurant

À l’école, être un bon élève est valorisé.
Cela apporte : 

  • La reconnaissance des enseignants
  • Les félicitations des parents
  • Le sentiment de sécurité : “si je fais bien, on ne me reprochera rien”

Pour certains enfants, cela correspond à leur tempérament : curieux, disciplinés, ils aiment apprendre et ça leur réussit.

Pour d’autres, être “l’élève modèle” devient une stratégie de survie émotionnelle :

  • Ne pas faire de vagues pour protéger un parent déjà débordé
  • Chercher l’amour ou la reconnaissance à travers les bonnes notes
  • Croire qu’en étant irréprochable, la vie sera plus simple

C’est une adaptation efficace dans l’enfance.
Le problème, c’est que cette posture… ne s’arrête pas toujours en grandissant.

 

Quand le bon élève devient un adulte

On retrouve alors, dans le monde du travail (et parfois dans la vie personnelle), les mêmes réflexes que sur les bancs de l’école :

  • Donner toujours plus que ce qu’on attend de soi
  • Travailler vite et bien, sans jamais relâcher la pression
  • Dire “oui” à tout, même quand on n’a plus d’énergie
  • Rechercher la reconnaissance et l’approbation à tout prix

Ça peut sembler positif : après tout, qui n’aimerait pas avoir un collaborateur sérieux, impliqué, fiable ?

Mais à long terme, ce fonctionnement a un coût :

  • Fatigue accumulée
  • Difficulté à poser des limites
  • Frustration de ne pas être reconnu à sa juste valeur
  • Impression de courir toujours après quelque chose d’inatteignable

J’ai moi-même longtemps porté ce rôle du “bon élève”, persuadée que si je donnais le meilleur de moi-même, cela suffirait à être épanouie et reconnue.
En réalité, cela m’a menée à l’épuisement. Et je sais aujourd’hui que beaucoup de salariés vivent la même chose.

 

Pourquoi ce schéma épuise autant ?

Parce qu’il repose sur une idée fausse : “je dois mériter ma place en faisant toujours plus”.

Le bon élève devenu adulte ne fonctionne pas à partir de ses besoins ou de ses envies, mais à partir d’un regard extérieur.
Tant que les autres valident, tout va bien. Mais le problème, c’est que dans le monde professionnel comme dans la vie, la reconnaissance n’est jamais garantie… et encore moins proportionnelle aux efforts fournis.

Résultat :
Un cercle vicieux d’investissement excessif → manque de reconnaissance → redoublement d’efforts → épuisement.

 

Sortir du syndrome du bon élève

Bonne nouvelle : on peut se libérer de ce schéma.
Cela demande du temps, de la conscience de soi, et parfois un accompagnement.

Quelques pistes pour amorcer le changement :

Repérer ses automatismes

  • Dire “oui” trop vite ?
  • Vouloir terminer un dossier à la perfection alors que “suffisant” suffirait ?
  • Accepter d’en faire toujours plus que les autres ?

Se poser la question des besoins

Derrière chaque effort, il y a souvent un besoin caché : reconnaissance, sécurité, appartenance… Identifier ce besoin aide à trouver d’autres façons de le satisfaire.

Apprendre à dire non
Pas forcément un “grand non” brutal, mais des “petits non” quotidiens qui posent des limites.
Exemple : ne pas répondre aux mails à 23h, refuser une réunion inutile, déléguer une tâche.

Se choisir soi-même
Se rappeler que sa valeur ne dépend pas uniquement de la performance ou du regard des autres. Prendre le temps d’écouter ses envies, ses aspirations.

 

Une autre façon de réussir

Être un bon élève, dans l’enfance, a parfois permis de traverser des situations difficiles. C’était une stratégie utile.
Mais à l’âge adulte, il est possible de fonctionner autrement.

Réussir, ce n’est pas cocher toutes les cases.
C’est avancer en accord avec soi-même.

Cela ne veut pas dire être paresseux ou se contenter du minimum.
Cela veut dire être capable de mettre son énergie là où ça a du sens, plutôt que de l’épuiser à chercher une reconnaissance extérieure qui ne viendra peut-être jamais.

 

Et vous ?

Vous sentez-vous encore parfois “l’élève modèle” dans votre vie d’adulte ?
Cherchez-vous (trop) à plaire et à cocher toutes les cases ?

Peut-être que le moment est venu d’apprendre à vous choisir.

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