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Et si j'accompagnais autrement ?

un espace où mes clients se sentent accueillis, compris, soutenus, et capables de progresser par eux-mêmes

 

Il y a quelques semaines, j'ai regardé mon agenda différemment. Pas parce qu'il était vide, mais parce qu'une série d'annulations s'était accumulée, l'une après l'autre. Et quelque chose en moi a choisi de s'arrêter plutôt que de simplement combler les trous — de regarder ce que ce vide me disait, plutôt que de m'empresser de le remplir. Ce qu'il m'a dit, c'est que ma façon d'accompagner aujourd'hui ne me ressemble plus tout à fait.

Ce n'est pas la première fois que je vis ça

Quitter les Ressources Humaines pour devenir thérapeute, c'était déjà ça : sentir un décalage profond entre ce que je faisais et ce que j'étais vraiment, sentir que je donnais mon énergie à quelque chose qui ne m'habitait plus complètement. J'ai mis six ans à oser agir. Six ans à observer, comprendre, douter, me préparer. Ce chemin, je l'ai déjà fait — et pas seulement une fois. Je sais ce qu'il coûte. Je sais aussi ce qu'il libère.

Aujourd'hui, c'est un autre décalage qui se nomme. Pas dans le sens de mon travail — je sais pourquoi je fais ce métier, je le sais profondément. Mais dans la forme que je lui donne. Dans ce que je propose, et ce que je sais pouvoir vraiment apporter quand on me fait confiance dans la durée.

Ce que je comprends maintenant

La libération émotionnelle, le travail sur les traumatismes, les schémas qui épuisent depuis des années — ça ne se défait pas en une séance. Ça demande du temps, de la confiance, un espace qui s'installe peu à peu. Ce que je veux offrir, c'est exactement ça : moins de passages, et plus de chemins parcourus ensemble. Aller plus loin avec celles qui sont prêtes à aller au fond des choses.

Cette clarté ne s'est pas imposée d'un coup. Elle a émergé progressivement, portée par ces annulations qui m'ont contrainte à m'arrêter. Et paradoxalement, c'est dans ce moment de vide que j'ai trouvé quelque chose d'essentiel.

Un entre-deux qui a sa propre valeur

En ce début de printemps, je me dis que je suis peut-être dans cette phase que la nature connaît si bien : celle où tout se reconfigure en dessous, silencieusement, avant que la nouvelle forme ne soit encore tout à fait visible. Ce n'est pas toujours confortable. Mais c'est vivant, et c'est juste.

Et vous ?

Est-ce que vous reconnaissez ce sentiment — continuer sur votre lancée parce que c'est comme ça que ça a toujours fonctionné, parce que remettre en question votre façon de faire vous semble trop grand, trop risqué ? Ce décalage entre ce que vous faites et ce que vous êtes vraiment, il épuise souvent bien plus que votre charge de travail. Pas parce que vous manquez de courage, mais parce que tenir quelque chose qui ne vous correspond plus demande une énergie que vous n'avez plus vraiment envie de dépenser.

Et si c'était ce décalage-là qui méritait votre attention, en ce printemps ?

 

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